Famille Olympique

A moins que vous ne viviez congelé dans un avion depuis plus de 50 ans en Arctique vous savez qu’ont eu lieu les Jeux Olympiques de Londres.
A la fois une joie et une déception énorme pour moi: j’adore les Jeux Olympiques mais je me suis trouvé dans l’incapacité d’y aller (alors qu’ils étaient plus ou moins à côté !)

Je vais essayer de vous situer le contexte familial.
Nous avons tous pratiqué la natation. Sur trois générations; mes grands parents (prof d’EPS/natation, et nageuse de haut niveau), ma mère et ses sœurs, mes cousins, mon frère, ma sœur et moi.
Le sport, dans son ensemble, est une tradition dans ma famille avec une préférence pour la natation.
Chaque année scolaire de ma vie j’ai pratiqué un sport. Gymnastique à partir de mes 3-4 ans jusqu’à 6 ans; natation synchronisé de mes 6 à 8 ans,
gymnastique de nouveau jusqu’à mes 14 ans, karaté ensuite jusqu’à mes 17 ans et depuis je nage régulièrement sans appartenir à un club.

Pour les JO de Pékin en 2008 nous nous étions tous rassemblés dans la maison de mes grands parents en Bretagne. Les horaires des finales de la natation, si je me souviens bien, avait été déplacés pour favoriser les téléspectateurs Américains. Bref, ce qui avait eu pour conséquence directe que les horaires de diffusion en live en France était à 3h du mat.
Donc à 3h du matin, les réveils sonnait, tout le monde se levait et se mettait devant France 3. C’était magique.
Probablement les meilleurs moments en famille que j’ai eu était devant cette télé à regarder les nageurs français au milieu de la nuit
Cet été toute la famille était éparpillée. Donc je me suis retrouvée à regarder les finales toute seule chez moi. Malgré cela on a tout de même gardé ce lien sportif ; on discute avec ma sœur sur internet pendant la diffusion, mon père me téléphone après une victoire française et ma mère m’envoie un SMS : « T’as vu ?!!! »

On avait décidé d’aller aux Jeux Olympiques de Londres juste après ceux de pékin. Ma tante, qui habite à Cardiff, pouvait nous héberger et nous aurions pu ensuite y aller tous ensemble. C’était sans compter le système de billetterie. On a eu zéro ticket.
Aucuns tickets, rien. On avait demandé tout les sports possibles, histoire d’avoir au moins une chance d’assister à quelque chose en vrai.
On a absolument rien réussi à obtenir. Et après life happenned, les études, les concours, trouver un boulot d’été et voilà. J’ai loupé probablement les seuls JO où cela m’aurait été possible d’aller en étant encore très jeune.
J’aurais pu harceler rencontrer masse de Youtubers, voir des athlètes, parler anglais avec plein de gens, voir le Parc Olympique et ses structures, vivre cette ambiance Olympique enivrante !

L’esprit Olympique m’attire comme un aimant, ce grand évènement qui rassemble tellement de gens et de cultures différentes. Peut être que j’ai une vision très naïve des JO, voir kikoulol. Surement.
L’argent et la politique ne peuvent pas vraiment êtres tenues à l’écart. Le monde et les conflits ne s’arrêtent pas pour les JO comme en Antiquité.
Mais j’aime penser que les JO sont l’occasion de rassembler, moi et ma famille, mais aussi des personnes du monde entier portés par une même passion et ce même esprit Olympique.

La bête et la Bête

Mesdemoiselles..

J’aimerais tout d’abord dire que je suis une jeune fille majeure vaccinée et, aux dernières nouvelles, saine d’esprit (étant donné que je n’ai jamais fais de bilan psychologique c’est pèse pas lourd comme affirmation).
Je vais parler de la Belle et la Bête que j’ai vu pour la première fois il y a quelques jours. Pas le film de Cocteau malheureusement que j’ai vu très petite et terrifié je n’ai jamais voulu le revoir.
Non. Je vais parler de la Belle et la Bête de Disney; un film qui m’a fait pleurer (que voulez vous, j’ai la larme facile).
Ce qui m’a le plus frappé et qui m’a plu le plus je le reconnais, c’est ces passages.

Donc tout d’abord on voit Belle chanter la fameuse chanson: « Je veux vivre autre chose que ça. »
Bon d’accord on la comprend un peu elle vit dans un petit village de ploucs où le mâle alpha c’est Gaston, un « rustre » un « primaire » (je cite Belle).
Mais ce qui me mets un peu mal à l’aise tout au long de la chanson c’est qu’elle affiche un sourire naïf pratiquement tout le long. Il y a comme un décalage d’attitude.
Elle est en train de dire qu’elle meurt d’ennui dans ce village et elle ressemble à ça:

« Bonjour monsieur le boulanger! [Quand est ce qu'on rentre à Paris??!] « 

L’âge de la Bête
Il est dit que la rose se fanerait à ses 21 ans (l’âge qu’il atteint pratiquement au moment de l’histoire avec Belle). Dans la chanson Be our guest, Lumière dit que leur services n’ont pas été utilisés depuis 10 ans (à partir du moment de la malédiction)
Donc le Prince a été transformé vers ses 11 ans par une enchanteresse parce qu’il ne voulait pas laisser une sorcière/clodo entrer chez lui en échange d’une rose(en gros).
D’abord je trouve cela bizarre parce que la fée quand même elle est pas très pédagogue: punir un gosse immature en le transformant en bestiole poilu.
C’était juste un gamin pourri gâté, ça peut encore se corriger à 11 ans (difficilement ok mais on peut).
Et puis petit détail hein, mais le tableau déchiré représente le prince à 21 ans.

Je comprend pas comment ce tableau a pu être peint alors qu’à l’époque où il était humain il avait pas bien plus de 11 piges.
Est ce que j’ai loupé quelque chose dites moi parce que je trouve tout cela très illogique et perturbant (à moins que le Docteur ou Marty soient impliqué je ne trouve pas d’explication plausibles)

L’emprisonnement du Papa
Alors bon le Papa il s’égare, presque bouloté par une meute de loups qui sont pas loin de crier « FOUSSA FAIM ».
Il rentre dans le château, les domestiques s’occupent de lui, il est très sage. Il fait de mal à personne. Et la bête l’enferme. Euh d’accord.
Bon Il était en violation de domicile mais c’est un gentil petit monsieur ça se voit quoi!
Belle débarque et trouve son père dans un cachot très malade.
« Je ferais n’importe quoi! »
« Vous ne pouvez rien faire pour lui, il est mon prisonnier! » Bête
C’est une raison ça, « il est mon prisonnier »? C’est un truc maintenant d’enfermer des gens comme ça parce qu’on en a envie? C’est pas un hobby décent nom de dieu! On joue au solitaire ou au échecs mais on n’enferme pas des gens sans raison!
Dans l’histoire originale, le père tentait de cueillir un rose pour Belle. Là on comprend un peu pourquoi la Bête serait venèr, le petit vieux a failli lui détruire ses rosiers de compétition.
Mais là il n’a absolument rien fait! Il ne s’est même pas aventuré plus loin que le rez de chaussé!

Bon aussi non le reste m’a bien plu même si Belle, ce n’est pas du tout ma préféré des Disney Girls(Pocahontas c’est ma chouchoute).
Mention spécial à Gaston, sa personnalité narcissique est décrit de façon exceptionnelle je trouve.
Et le prince est le plus BG de tous ceux de Disney.

Mot de fin intelligent.

Abrutie

Je suis étudiante et cet été je travaille comme intérimaire. Mon père m’a trouvé un boulot dans une usine.
Oui j’ai demandé à ma mère, mon père et même à mes grands-parents de chercher quelque chose pour moi.
Parce que trouver un job ce n’est pas facile alors je ne vois pas pourquoi je devrais me priver du réseau familial en plus de chercher de mon coté;
Je veux de l’argent et vite, petite avide que je suis.

Me voici, le postérieur vissé sur une chaise 8h par jour à rentrer des inventaires, faire des listes, des fichiers Excel …etc.
J’ai un boulot facile. Pour quelqu’un de ma génération, née avec une sourie d’ordinateur intégré à la main, apprendre un logiciel d’inventaire (de 1989) est l’histoire d’une ou deux heures.
Je ne rencontre aucune difficultés dans mon boulot (à part les bugs occasionnels du logiciel).
Mon seul véritable problème c’est l’ennui.

Je m’emmerde comme un rat mort.

plus que 2 minutes et 43 secondes

Pour faire des inventaires il faut des gens qui comptent et quelqu’un qui rentre les données comptées dans l’ordinateur. Je suis cette dernière personne.
Donc je créé des listes que je remet aux autres employés qui me la rendent un peu plus tard, remplie, et que je dois ensuite rentrer dans la bécane.
Le problème c’est quand j’attends le retour.
Je suis seule. Personne à qui parler.
Il n’y a que moi. Cela serai le paradis si ce n’était pour la porte vitrée et l’énorme fenêtre horizontale qui sépare mon espace de celui de mes supérieurs.
Pas de siestes impromptues ou de lectures clandestines possibles.
Je dois constamment tapoter sur mon clavier et avoir l’air intensément concentrée sur mon écran pour donner l’illusion de travailler (la plupart du temps je fixe la colline verte de Windows).

Alors je me fais des listes pour passer le temps. Je fais des choses plus ou moins productives et plus ou moins discrètes, à vous de juger:
– boire de l’eau/café (souvent)
– aller aux toilettes (souvent)
– vérifier l’inventaire n°3064
– dessiner (discrètement ou après 15h30)
– se faire une manucure (trèèès discrètement)
– se mettre du baccide sur les mains
– régler la clim’
– écouter de la musique
– faire du playback dans la vitre
– écouter des podcasts
– regarder des vidéos sur youtube
– googler tout ce qui me passe par la tête (ex : se masser au boulot avec un stylo)
– apprendre l’espagnol
– faire des cocottes en papier
– remonter le fil de mes pensées
– devenir hypocondriaque sur doctissimo
…etc.
Et bien d’autres distractions de degrés d’utilité variées.

Beaucoup aimeraient être payé à ne rien faire. Moi ça me bouffe.
UTILISEZ-MOI! Faites moi faire le café, les photocopies, les fax n’importe quoi!
J’attends 16h30 avec une impatience jusqu’à alors inconnue.
Je m’ennuie presque autant qu’à ma journée d’appel.

Alors oui il y a internet. Et Internet explorer Version 6.0
Des fois j’ouvre wikipedia directement et je lis des pages les unes après les autres. Des après-midis qui passent plus vite.

Ma main survole constamment alt et tab lorsque je surfe sur internet, au cas où mon patron jette un œil.
Mon dernier défi : arriver à trouver un site de streaming non bloqué.
Donc je viens de regarder le 4ème épisode de The Newsroom.
Je cherche encore un moyen de jouer à Robot Unicorn Attack Evolution.

Des fois, quand j’ai épuisé ma liste, je pense.

Puis je trouve une autre distraction.

J’ai tout de même, grâce à ce temps libre, trouvé une chambre étudiante dans ma ville d’étude, un vélo, un cadeau pour ma mère et une liste de livres intéressants à lire.
Hop une petite gorgée d’eau pendant que j’écris.

Rester productif au boulot, c’est vital. Se distraire en général est à mon avis vital. Peut être pas pour l’avancée intellectuelle mais pour éviter de se suicider.
C’est joyeux comme premier post tiens.